Pour organiser le nettoyage des parties communes d’une PPE à Genève, attribuez chaque tâche à un intervenant identifié, avec une fréquence et un périmètre écrits. Distinguez ensuite les passages réguliers des remises en état ponctuelles. Cette séparation évite qu’un grand nettoyage soit attendu dans un contrat d’entretien courant, ou qu’une zone reste oubliée entre le concierge et l’entreprise.

Partir des zones réelles, pas d’une formule générale

La mention « entretien de l’immeuble » ne précise pas qui nettoie les vitres de l’entrée, la buanderie ou le local à vélos. Faites un tour du bâtiment avec le concierge ou le prestataire et relevez les accès, les revêtements et les usages. Deux entrées d’une même PPE peuvent avoir des besoins différents.

Le périmètre du nettoyage des parties communes et de la conciergerie d’immeuble doit notamment préciser si les caves désignent les couloirs communs ou aussi certains locaux. Les caves privatives ne doivent pas être assimilées d’office aux espaces collectifs.

Répartir les rôles sans créer de doublons

La répartition concrète dépend du règlement de la PPE, des décisions prises et des contrats en vigueur. Il ne s’agit pas d’attribuer ici une obligation juridique générale. Pour l’organisation quotidienne, séparez celui qui valide la prestation, celui qui l’exécute et celui qui reçoit les remarques.

  • Régie ou administrateur : centraliser les demandes, faire valider le périmètre selon le mandat et transmettre les consignes.
  • Concierge : réaliser les tâches prévues dans son mandat et signaler les besoins qui en sortent.
  • Entreprise de nettoyage : exécuter les postes convenus, signaler les accès bloqués et distinguer les demandes supplémentaires.
  • Occupants : respecter les consignes d’usage et transmettre leurs observations au contact désigné, sans modifier directement le programme.

Si le concierge sort les containers et qu’une entreprise lave le local déchets, notez les deux tâches séparément. Précisez aussi qui rentre les containers après la collecte : cette étape ne découle pas automatiquement du nettoyage du local.

Entretien régulier et grand nettoyage : deux périmètres

L’entretien régulier traite les salissures liées à l’usage habituel : sols des halls et paliers, marches, rampes, traces sur les portes ou cabine d’ascenseur, selon le cahier des charges. La fréquence se décide zone par zone, à partir du passage observé, de la saison et des remarques utiles, plutôt qu’en appliquant le même rythme partout.

Le grand nettoyage vise une accumulation ou un besoin particulier : remise en état d’un sol encrassé, lavage approfondi d’un local ou traitement de surfaces peu accessibles au passage courant. Il peut nécessiter une méthode différente, du matériel spécifique et un temps de séchage. Décapage et traitement de protection ne conviennent pas à tous les revêtements : un examen préalable est nécessaire.

Les vitres peuvent appartenir à l’un ou l’autre programme. L’important est de préciser lesquelles, sur quelles faces, à quelle fréquence et avec quels moyens d’accès. Un grand nettoyage ne remplace ni une réparation ni l’intervention d’un technicien sur un équipement défectueux.

Écrire une fiche de tâches utilisable sur place

Une fiche courte, partagée entre la régie et les intervenants, vaut mieux qu’une liste vague. Pour chaque poste, indiquez :

  • la zone exacte et les surfaces comprises ;
  • l’opération attendue, sans confondre contrôle visuel et nettoyage ;
  • la fréquence ou l’événement qui déclenche l’intervention ;
  • l’intervenant responsable et son remplaçant éventuel ;
  • les accès, horaires et restrictions à respecter ;
  • le contact qui valide une prestation hors contrat.

Exemple : « buanderie, sol et surfaces accessibles, selon planning annexé » doit être complété par le nom du responsable et les exclusions. Le nettoyage des machines, leur entretien technique et le retrait d’objets personnels sont des tâches distinctes à clarifier.

Prévoir les imprévus et contrôler sans multiplier les messages

Un déménagement, des travaux ou un déversement peuvent justifier un passage supplémentaire. Prévoyez une procédure simple : signalement, appréciation du besoin, validation puis intervention. En présence d’un danger, suivez les consignes de sécurité de l’immeuble et contactez l’interlocuteur compétent ; le nettoyage ordinaire n’est pas une réponse à toutes les situations.

Un relevé de passage peut noter la date, les zones traitées et les anomalies constatées. Pendant une absence, transmettez cette même fiche pour organiser le remplacement du concierge, avec les clés, les horaires de collecte et les contacts utiles. Le remplaçant ne devrait pas devoir reconstituer les consignes auprès des habitants.

Questions fréquentes

Le grand nettoyage est-il compris dans l’entretien régulier ?

Pas automatiquement. Vérifiez les opérations et fréquences mentionnées au contrat. Si une remise en état n’y figure pas, faites préciser son périmètre et ses conditions avant de la commander.

Qui décide de la fréquence de nettoyage d’une PPE ?

Elle se définit avec les personnes habilitées selon l’organisation de la PPE et le mandat de gestion. Le prestataire peut proposer un rythme, mais sa proposition ne remplace pas la validation nécessaire.

Les habitants peuvent-ils demander directement une tâche supplémentaire ?

Ils peuvent signaler un besoin. Pour éviter les instructions contradictoires, la demande devrait passer par le référent désigné, qui vérifie si elle est déjà prévue ou nécessite un accord distinct.

Préparer une demande pour votre immeuble

Pour demander un devis à DIO-NET, transmettez l’adresse, le nombre d’entrées et d’étages, les ascenseurs, les locaux concernés, quelques photos et le planning actuel. Joignez les tâches conservées par le concierge et séparez l’entretien souhaité des remises en état à évaluer.